Résumé LLM:
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Constat principal : depuis la fin des années 2000 et surtout à partir de 2017, l’Assemblée nationale est devenue nettement plus conflictuelle et spectaculaire — plus d’interruptions, plus d’applaudissements et une rhétorique émotionnelle (colère) en forte hausse — alors que les enquêtes sociologiques montrent une société française moins polarisée qu’on l’imagine.
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Preuves chiffrées : analyse par IA de ~2 millions de discours (2007–2024) — applaudissements et réprobations multipliés par trois entre 2017 et 2024 ; indice de polarisation six fois supérieur à 2007 ; part de rhétorique émotionnelle passée de 22 % (2015) à 40 % (2022).
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Distinction conceptuelle : polarisation idéologique (distance entre groupes) vs polarisation affective (hostilité, détestation). L’Assemblée montre les deux formes, transformant débats politiques en affrontements « ami/ennemi ».
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Données sociales contradictoires : études (Crédoc, Ipsos, CNCDH, etc.) indiquent plutôt une convergence des opinions sur les mœurs, une diminution des opinions « très » extrêmes et une société plurielle et poreuse plutôt qu’archipélisée. Exemples : progression de la tolérance sur l’avortement, divorce, euthanasie, adoption par couples de même sexe ; faibles niveaux d’appartenance exclusive à communautés religieuses ou d’origine.
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Explications par trois politistes :
- Frédéric Sawicki : la disparition des grands clivages gauche/droite et la convergence des politiques ont rendu les différences ténues ; la personnalisation, le populisme et les médias (chaînes continues, réseaux sociaux) incitent à la dramatisation pour capter des électeurs intermittents, aggravant la défiance envers les représentants.
- Tristan Guerra : la crise de la représentation démobilise les électeurs modérés ; les minorités activistes, plus mobilisées, prennent proportionnellement plus de place électorale ; surtout, la désaccord porte sur la hiérarchie des priorités (immigration vs climat, sécurité, inégalités), ce qui alimente une polarisation politique même si les positions idéologiques restent modérées.
- Raul Magni-Berton : la volatilité du vote (vote-sanction) et l’arrivée de nouveaux partis fragilisent les carrières parlementaires et brisent les normes de coopération ; la stigmatisation des nouveaux venus radicalise ces derniers et accroît la polarisation des élites — d’où une déconnexion entre une société qui se dépolarise et des élites qui se polarisent.
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Conclusion implicite : la forte agitation de l’Hémicycle reflète des mécanismes institutionnels, médiatiques et comportementaux (personnalisation, mobilisation des minorités actives, hiérarchisation des enjeux, stratégie d’affrontement) plutôt qu’une société profondément plus polarisée qu’auparavant.
Moi ce que je vois c’est que Macron ne peut pas appliquer son programme et je trouve ça très bien.



